Rapport d’activité - Campagne de 2019

Écrit par Super Utilisateur

 

La campagne 2019 de la MATD sur le tell Dibgou s’est déroulée du 28 août au 26 septembre 2019. Le CSAE était représenté par Monsieur l’inspecteur ‘Omar Hasib ‘Omar. L’équipe était constituée de Philippe Brissaud (directeur), Christelle Desbordes (directrice adjointe) et Benoît Kirschenbilder (archéologue). La Mission a contribué à la formation de deux inspecteurs aux relevés archéologiques et au dessin d’objets.

Nous avons concentré notre activité sur l’étude de l’église mise au jour en 2017 et 2018 dans la partie centrale du site en suivant une double problématique :

achever l’analyse des vestiges de l’édifice religieux implanté au cœur de la cité à l’époque médiévale afin de mettre en évidence les différentes phases de son histoire, l’évolution de son architecture au fil du temps et les modalités de son insertion dans le tissu urbain qui l’environnait.

poursuivre la recherche du temple de la ville à l’époque pharaonique. La question se posait alors de savoir ce que recouvrait l’église. Ce monument dédié au culte chrétien a en effet été découvert immédiatement au sud du segment d’enceinte qui clôturait le temple de la ville à l’époque pharaonique. Les églises ayant couramment été bâties sur les lieux d’anciens cultes païens, pourquoi cette église n’aurait-elle alors pas été construite sur les lieux d’un ancien temple pharaonique. C’est ce que nous avons tenté d’établir en analysant les terrains profonds sur lesquels l’église s’est implantée ainsi que les matériaux de remploi utilisés dans la maçonnerie de l’édifice religieux.

 

Vue générale de l’église découverte au cœur de la cité médiévale de Dibgou, prise en direction de l’est en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue générale de l’église découverte au cœur de la cité médiévale de Dibgou,
prise en direction de l’est en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Plusieurs états d’aménagement de l’église ont pu être mis en évidence, principalement caractérisés par des niveaux de sol distincts et l’utilisation de différents modules de briques dans la maçonnerie. L’état final de son aménagement correspond à ce que nous avions dégagé du bâtiment en 2018. L’aspect indifférencié des remblais observés ainsi que l’absence quasi-généralisée de tranchées de fondation liées à l’installation des éléments architecturaux constituant le monument ont cependant rendu complexe l’élaboration d’un phasage précis des lieux. L’analyse archéologique de l’édifice religieux est désormais achevée sur le terrain, excepté dans sa partie nord-est, maintenue en l’état pour conserver les circulations nécessaires à l’évacuation de la totalité des déblais produits par la fouille. L’obtention d’informations supplémentaires sur l’histoire du bâtiment repose désormais sur l’étude de ce secteur ainsi que des abords de l’église.

Nous vous proposons ici de découvrir les résultats des fouilles menées dans l’église de Dibgou, secteur par secteur, dans l’attente d’aboutir à une vision globale des différents états d’aménagement qui ont constitué son histoire. Cette opération nécessitera une mise en perspective et une analyse poussée des données récoltées au cours des trois années écoulées, travail d’envergure dont les conclusions seront publiées dans les mois à venir.

 

Commençons dès lors par le mur sud de l’édifice religieux. Les briques de sa maçonnerie indiquent qu’il connut au moins deux états d’aménagement, peut-être trois. La poursuite de la fouille à l’est de l’église permettrait de s’assurer que l’état ancien de ce mur ne se poursuivait pas au-delà des limites actuelles de l’église. En l’état actuel de nos connaissances, il paraît plus probable qu’à l’origine, il prenait fin au niveau du mur nord-sud sur lequel sera plus tard installée l’iconostase qui séparait le chœur du reste du bâtiment, ce mur constituant alors peut-être le retour vers le nord d’un état ancien de l’église. Dans cette perspective, le mur sud de l’édifice fut dans un second temps étendu vers l’est, englobant alors dans le plan de l’église la citerne à eau située immédiatement à l’est du mur nord-sud précédemment évoqué et sur laquelle le chœur fut alors installé.

Dans son état final d’aménagement, la face intérieure du mur sud de l’église était rythmée par deux niches et trois colonnes engagées, ainsi que par une porte. La colonne qui se trouvait entre les deux niches possédait une fondation plus soignée que les deux autres.

 

Vue générale de l’église de Dibgou et de son mur sud prise en direction du sud-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue générale de l’église de Dibgou et de son mur sud prise en direction du sud-ouest
en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

La partie ouest du mur semble avoir connu une histoire plus complexe, rythmée par trois phases d’aménagement. Dans un de ses derniers états d’agencement, cette partie de l’église fut dotée d’une porte permettant un accès à l’édifice par le sud. Cet accès fut ensuite coupé par l’installation de deux murs d’orientation est-ouest à l’extérieur de l’église, immédiatement au contact de cette porte. Peut-être l’espace restant a-t-il alors pu être utilisé comme niche lors d’une ultime phase d’occupation du bâtiment.

Le mur sud de l’église est principalement caractérisé par la présence de deux niches qui ont fonctionné en même temps. Une analyse plus poussée de cette problématique sera publiée dans les mois à venir, mais l’hypothèse énoncée initialement selon laquelle l’église aurait été réutilisée en mosquée dans un second temps de son histoire paraît désormais peu probable.

 

Vue de la phase finale d’aménagement du mur sud de l’église, avec ses deux niches, prise vers le sud en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de la phase finale d’aménagement du mur sud de l’église, avec ses deux niches,
prise vers le sud en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

A l’est, une grande niche semi-circulaire anciennement bâtie a été mise au jour dans les niveaux profonds immédiatement au sud de l’église. Elle n’a pu être mise en relation avec aucune des phases d’aménagement observées à l’intérieur de l’église. Elle cessa de fonctionner lorsque le mur sud de l’église adopta son tracé final.

 

Apparition d’une niche ancienne sous la niche orientale, ici partiellement démontée, de l’église. Vue prise en direction du nord-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Apparition d’une niche ancienne sous la niche orientale, ici partiellement démontée, de l’église.
Vue prise en direction du nord-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Peu après la construction de ce mur, une nouvelle niche, de même plan mais plus petite, fut alors installée à l’emplacement approximatif de l’ancienne niche. Alors que plusieurs niveaux de sol se succédèrent à cette époque dans tout le reste de l’édifice, un seul niveau de sol, correspondant au dallage de briques final repéré dans cette partie de l’église, a été mis en évidence dans l’emprise de cette niche.

La niche située plus à l’ouest possède des caractéristiques différentes. Profondément enfouie, une niche ancienne de plan semi-circulaire et dallée de briques cuites a été mise au jour dans les niveaux les plus anciens actuellement visibles du mur sud de l’église. Lors de la mise en place de l’état final de ce mur, une nouvelle niche lui a succédé. Son plan extérieur était rectangulaire tandis que l’intérieur était semi-circulaire. Elle s’appuyait à l’extérieur de l’église contre les vestiges du mur d’un vaste structure qui s’était développée plus à l’ouest avant la construction de l’église. Trois niveaux de sol ont pu être repérés à l’intérieur de cette niche : tout d’abord un dallage de calcaire, puis un pavement de briques cuites, et de nouveau un dallage de calcaire, qui correspondait à l’état d’occupation final de l’église.

 

Présence d’une niche ancienne sous la niche ouest, ici partiellement démontée, de l’église. Vue prise en direction du nord-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Présence d’une niche ancienne sous la niche ouest, ici partiellement démontée, de l’église.
Vue prise en direction du nord-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Le mur ouest de l’église possédait un appareillage régulier sur les deux tiers sud de sa longueur. Dans sa partie sud, une porte, aménagée à une hauteur comparable à sa voisine située dans le mur sud, permettait l’accès à une tour d’escalier plaquée contre la façade de l’église et qui devait conduire à un étage aujourd’hui disparu. Le rapport chronologique existant entre cette tour d’escalier, dont l’accès ne se faisait que par l’intérieur de l’église, et le mur ouest du bâtiment religieux n’a pu être établi, la présence d’un épais mur maçonné en briques cuites et calcaire édifié à la jonction entre la face nord de la tour et le mur ouest de l’église empêchant toute analyse du contact entre les deux structures.

 

Intérieur de la tour d’escalier plaquée contre la façade ouest de l’église de Dibgou et dont l’accès se faisait par l’intérieur de l’édifice religieux. Vue prise en direction du nord-ouest en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Intérieur de la tour d’escalier plaquée contre la façade ouest de l’église de Dibgou
et dont l’accès se faisait par l’intérieur de l’édifice religieux.
Vue prise en direction du nord-ouest en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Plus au nord sur la face intérieure du mur ouest de l’église, un pilier, fondé sur les reliques d’un ancien mur d’orientation ouest-est, séparait la partie nord du mur de l’église du reste de la maçonnerie. Ce mur perpendiculaire devait constituer le mur nord du bâtiment à une époque où celui-ci était moins développé. L’église a ensuite été agrandie vers le nord, entraînant la suppression de cette ancienne limite et le prolongement du mur ouest de l’église vers le nord.

 

Vue du mur ouest de l’église, prise en direction de l’ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue du mur ouest de l’église, prise en direction de l’ouest en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Trois phases d’aménagement ont été identifiées sur le mur nord de l’église. Comme pour le mur sud, un premier état du mur a été observé en profondeur, mais nous ignorons s’il se poursuivait vers l’est au-delà du mur nord-sud ayant servi de support à l’iconostase de l’église, la partie orientale du bâtiment n’ayant pas été fouillée pour maintenir une circulation et faciliter l’évacuation générale des déblais en dehors de l’édifice. La maçonnerie a plus tard été reprise avec un appareillage différent pour devenir le mur nord que nous connaissons depuis l’an dernier. Ce dernier était rythmé par trois colonnes engagées, dont les fondations semblent indiquer qu’elles pourraient déjà avoir existé à l’époque précédente, ainsi que par trois larges embrasures.

 

Vue générale de l’église mise au jour au cœur de la ville médiévale de Dibgou et de son mur nord, prise en direction du nord-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue générale de l’église mise au jour au cœur de la ville médiévale de Dibgou
et de son mur nord, prise en direction du nord-ouest en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Ces ouvertures donnaient sur un trottoir pavé de briques cuites qui longeait la façade nord de l’église. Dans un troisième temps, ces embrasures ont été en partie obturées. La circulation fut tout de même maintenue dans ce secteur, à un niveau plus élevé correspondant à celui de l’obturation des baies. Un escalier fut ainsi sommairement construit contre l’embrasure la plus à l’ouest et un nouveau trottoir pavé de briques cuites fut maçonné à bonne hauteur le long de la façade de l’église.

 

Vestiges du trottoir qui bordait la façade nord de l’église de Dibgou. Au centre de la photo se trouve l’état ancien de ce trottoir, à l’époque où les baies aménagées dans le mur nord de l’église étaient ouvertes. Sur les côtés, de part en d’autre du sondage, le trottoir qui lui a succédé lorsque ces accès ont été obturés est visible. Au fond de la photo, sur la façade extérieure du mur nord de l’église, la baie initiale se distingue clairement de la maçonnerie qui l’a obturée. (© MATD / Christelle Desbordes)
Vestiges du trottoir qui bordait la façade nord de l’église de Dibgou. Au centre de la photo
se trouve l’état ancien de ce trottoir, à l’époque où les baies aménagées dans le mur nord
de l’église étaient ouvertes. Sur les côtés, de part et d’autre du sondage, le trottoir qui lui a succédé
lorsque ces accès ont été obturés est visible. Au fond de la photo, sur la façade extérieure du mur nord de l’église,
la baie initiale se distingue clairement de la maçonnerie qui l’a obturée. (© MATD / Christelle Desbordes)

 

De même structure que le précédent, il menait cette fois vers l’ouest à une porte qui ne semblait pas exister à l’époque du trottoir ancien et ouvrait sur un espace qui, d’après l’aspect des éléments de maçonnerie qu’il contenait, comparables aux effondrements observés dans l’église dans les premiers temps de son dégagement, pourrait avoir abrité une construction de belle ampleur.

 

Vue générale de l’église de Dibgou dans son état final d’aménagement, avec le trottoir qui longeait sa façade nord après obturation des baies de son mur nord. Vue prise en direction du sud-ouest en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue générale de l’église de Dibgou dans son état final d’aménagement,
avec le trottoir qui longeait sa façade nord après obturation des baies de son mur nord.
Vue prise en direction du sud-ouest en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

A l’intérieur de l’église, plusieurs niveaux de sol ont été mis au jour, illustrant les nombreux réaménagements connus par l’édifice tout au long de son histoire. En profondeur, les traces des niveaux de sol en usage dans les premiers temps d’existence du monument étaient marquées par une succession de fins niveaux de poussière de plâtre ou de calcaire. Dans la partie centrale du monument, les restes d’un dallage de calcaire étaient préservés, vestige des premiers niveaux de circulation mis en place dans le bâtiment. Ces sols anciens ont ensuite laissé place au niveau de sol le plus tardif de l’église, mis au jour l’an dernier, en majorité constitué d’un pavement de briques cuites agencées à plat ou de champ mais également d’un dallage de calcaire dans la partie ouest de l’édifice.

 

Dernier niveau de sol mis en place dans l’église de Dibgou, constitué d’un pavement de briques cuites et d’éléments de dallage en calcaire. Vue prise vers le nord en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)Dernier niveau de sol mis en place dans l’église de Dibgou, constitué d’un pavement de briques
cuites et d’éléments de dallage en calcaire. Vue prise vers le nord en octobre 2018
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Sous les niveaux de sol repérés, se dressait une dizaine de piliers d’aspect irrégulier maçonnés à l’aide de briques cuites et de blocs de calcaire réutilisés datant de la période pharaonique. Les 73 blocs dénombrés dans la maçonnerie de ces piliers se sont ajoutés aux 76 autres repérés dans les fondations des murs de l’église pour témoigner de la forte concentration d’éléments pharaoniques en calcaire dans le secteur, autant d’indices attestant de la présence probable d’un temple à proximité immédiate de notre zone de recherche.

 

Vue de l’intérieur de l’église et des piliers massifs qui en structuraient l’espace dans les premiers temps de son histoire, prise vers le sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de l’intérieur de l’église et des piliers massifs qui en structuraient l’espace
dans les premiers temps de son histoire, prise vers le sud-est en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Les décors et inscriptions retrouvés sur plusieurs de ces blocs étaient de styles variés et confirment l’ancienneté de leur datation. L’un d’eux était gravé du cartouche de Ramsès II. Loin de dater le temple de Dibgou, le nom de Ramsès II illustre ici clairement le phénomène de réutilisation de la pierre sur de longues périodes dans une région où celle-ci était un matériau rare et par conséquent précieux que l’on réservait aux dieux. Appartenant initialement à un monument édifié à la gloire de Ramsès II dans une cité voisine, Pi-Ramsès probablement, il a été transporté par voie d’eau jusqu’à Dibgou lorsque la ville s’est développée, aux alentours de l’époque ptolémaïque. Entre son emploi d’origine et son utilisation dans la maçonnerie du temple de Dibgou, il est également possible qu’il ait été intégré à d’autres monuments bâtis dans la région. A Dibgou, il côtoya, dans la maçonnerie du temple, de nombreux autres blocs réutilisés provenant de monuments plus anciens. Puis, lorsque le temple de Dibgou cessa de fonctionner et qu’il fut en partie démonté, il changea à nouveau d’affectation pour atterrir dans la maçonnerie d’un épais pilier appartenant à l’état primitif du monument religieux que nous avons découvert.

 

Quatre des blocs décorés d’époque pharaonique réutilisés dans la maçonnerie des piliers qui structuraient l’espace de l’église dans les premiers temps de son histoire. Septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Quatre des blocs décorés d’époque pharaonique réutilisés dans la maçonnerie des piliers
qui structuraient l’espace de l’église dans les premiers temps de son histoire.
Septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

L’agencement dans l’espace des piliers mis au jour fut au premier abord peu aisé à interpréter, et il nous est difficile d’affirmer qu’à l’époque de leur mise en place le monument faisait déjà fonction d’église. Toutefois, si l’on superpose leur emplacement avec celui des colonnes et de leurs bases découvertes l’an dernier sur le sol le plus récent de l’église, les deux plans coïncident, témoignant ainsi d’une similitude de conception entre les différents états du monument à travers l’histoire.

A la base de ces piliers, les vestiges de dallages en briques cuites antérieurs à leur construction ont été retrouvés, parfois déformés par les tassements du sol liés à l’installation des différentes parties de l’édifice. Nous ignorons à l’heure actuelle à quel aménagement correspondaient ces niveaux de sol anciens.

 

Vue de l’intérieur de l’église et des piliers massifs qui en structuraient l’espace dans les premiers temps de son histoire, ainsi que des éléments de dallage en briques cuites qui leur étaient antérieurs. Vue prise vers le nord-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de l’intérieur de l’église et des piliers massifs qui en structuraient l’espace
dans les premiers temps de son histoire, ainsi que des éléments de dallage en briques cuites
qui leur étaient antérieurs. Vue prise vers le nord-est en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Lorsque l’église adopta son emprise finale, son chœur fut installé sur le toit d’une citerne à eau anciennement implantée au niveau de la partie orientale du bâtiment. A l’issue de sa fouille, de nombreuses zones d’ombre demeurent quant au fonctionnement de cette citerne, à l’évolution de sa vocation au fil du temps et au rapport qui la liait à son environnement immédiat. Edifiée en briques cuites, elle est manifestement antérieure à la construction de l’église et fonctionnait alors comme citerne à eau.

 

Citerne à eau sur le toit de laquelle fut installé le chœur de l’église de Dibgou. Vue prise vers le sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Citerne à eau sur le toit de laquelle fut installé le chœur de l’église de Dibgou.
Vue prise vers le sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Ses parois extérieures étaient constituées de lits de briques cuites alternativement rentrants et saillants dont la surface fut égalisée à l’aide d’un mortier solide de terre mêlée de plâtre. Le toit de la citerne était recouvert par un niveau aux bordures irrégulières de briques cuites liées au plâtre. Son puits d’accès devait se trouver sur la partie nord de son toit, à l’endroit même où, bien plus tard, des pilleurs ont percé le trou béant que nous avons retrouvé lors des premiers jours de notre dégagement en 2018. Aucun autre point d’accès n’a en effet pu être mis en évidence sur les parois du bâtiment. A l’intérieur, les voûtes étaient soutenues par deux piliers centraux et les parois recouvertes d’un enduit. La dalle de fondation, très épaisse, était constituée de briques cuites liées à un mortier hydraulique qui permettait d’assurer l’étanchéité des lieux.

 

Intérieur de la citerne à eau sur le toit de laquelle fut installé le chœur de l’église de Dibgou. Vue prise vers le sud-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Intérieur de la citerne à eau sur le toit de laquelle fut installé le chœur de l’église
de Dibgou. Vue prise vers le sud-ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

A un moment de son histoire, alors que l’état final des murs de l’église ne l’englobaient pas encore, elle était entourée d’un sol en mortier et d’un dallage de calcaire qui furent coupés ou recouverts lors de la mise en place des murs de l’édifice religieux. La poursuite de la fouille à l’est de l’église permettrait probablement d’en savoir plus sur le contexte dans lequel s’insérait la citerne avant son intégration dans l’église.

La citerne constituait une plateforme intéressante pour y installer le chœur de l’église, alors légèrement surélevé par rapport au reste du monument. Lorsque le plan final de l’édifice religieux fut adopté, elle y fut donc intégrée. Dans un premier temps, des aménagements sur son toit et sa paroi ouest nous font penser qu’elle conserva une fonction de stockage, sans que nous puissions pour autant affirmer la nature des éléments alors engrangés. Aucun indice ne nous permet ensuite de savoir si elle continuait à être en usage dans les derniers temps de l’histoire de l’église.

Alors qu’elle supportait le chœur de l’édifice, son toit en briques, servant de sol aux officiants, a plusieurs fois fait l’objet de réfections, au même tire que le sol de l’ensemble du bâtiment. Un pavement en briques cuites doté d’un élégant décor géométrique en constitua le dernier état. C’est à cet endroit que devait se trouver l’autel dédié au culte.

 

Vue de la partie orientale de l’église et du dernier niveau de sol de son chœur, prise vers le nord-est en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de la partie orientale de l’église et du dernier niveau de sol de son chœur,
prise vers le nord-est en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Comme nous l’avons évoqué, la citerne avait déjà été percée par des pilleurs en des temps anciens. Mais cette année, de nouvelles fouilles clandestines y ont eu lieu quelques jours seulement avant notre arrivée sur le site. Deux défoncements ont été observés dans le mur ouest de la structure, ainsi qu’un autre dans son mur sud. Ces pilleurs ont également entrepris un puits de sondage de près de trois mètres de profondeur dans le sol de la citerne, défonçant ainsi l’épaisse dalle de fondation pour finalement atteindre la nappe phréatique. Ils se sont ensuite enfoncés de plus d’un mètre dans les terrains humides à l’aide d’une tarière et ont commencé à creuser une galerie horizontale vers l’est, sous le sol de la citerne. Pour ce faire, et afin de rester les pieds au sec et d’occulter le percement de la tarière, ils ont jeté au fond de leur sondage plusieurs éléments en pierre provenant des vestiges de l’église plusieurs mètres plus haut.

C’est ainsi que nous avons retrouvé au fond de leur trou un fragment de base de colonne en calcite et deux éléments en calcaire dont nous avons pu reconstituer la provenance grâce aux photographies de l’église prises en 2018 : une longue pierre qui constituait l’extrémité du muret séparant les deux niches de l’église dans son état final d’aménagement, et une dalle provenant du dallage qui se développait devant l’escalier mis en place contre le mur nord de l’église pour permettre un accès au bâtiment alors que les embrasures initialement aménagées sur son mur nord avaient été obturées. Cette dalle a malheureusement été cassée en deux lorsque les pilleurs l’on jetée au fond de leur sondage. Sur la face qui heurta le sol et baignait dans la nappe phréatique, nous avons découvert les restes d’un décor pharaonique représentant le dieu Horus. Cet objet s’ajoute aux nombreux autres blocs de calcaire réutilisés à l’époque médiévale et qui témoignent de la présence voisine du temple de la Dibgou pharaonique.

 

Dalle en calcaire portant un décor représentant le dieu Horus, réutilisée dans le dallage mis en place dans la partie nord-ouest de l’église à la fin de son histoire, puis jetée par des pilleurs dans le sondage qu’ils ont réalisé clandestinement au fond de la citerne supportant le chœur de l’église. Septembre 2019 (© MATD / Benoît Kirschenbilder)
Dalle en calcaire portant un décor représentant le dieu Horus, réutilisée dans le dallage
mis en place dans la partie nord-ouest de l’église à la fin de son histoire, puis jetée
par des pilleurs dans le sondage qu’ils ont réalisé clandestinement au fond de la citerne
supportant le chœur de l’église. Septembre 2019 (© MATD / Benoît Kirschenbilder)

 

Entre la citerne et le secteur aménagé de piliers massifs, un mur d’orientation nord-sud se développait sur toute la largeur de l’église. Il est possible que dans un premier temps ce mur ait constitué la limite orientale de l’un des premiers états de l’édifice religieux, à une époque où la citerne ne servait pas encore de plateforme au chœur et fonctionnait comme citerne à eau indépendamment de l’église qui la jouxtait. Les abords de l’église à l’est et la partie nord-est du bâtiment religieux n’ayant pas pu être entièrement étudiés, nous ne pouvons toutefois l’affirmer. Il se peut également que ce mur nord-sud ait dès l’origine eu comme fonction de séparer le chœur de l’église du reste du bâtiment. Dans la religion copte, le chœur de l’église et le culte qui y est célébré sont cachés à la vue des fidèles par la présence d’une cloison en bois traditionnellement nommée iconostase. Le mur nord-sud découvert supportait alors probablement un premier état de cette iconostase. Lors d’une nouvelle phase d’aménagement des lieux, un muret plus fin fut construit sur le précédent. Aucun doute ne subsiste à cette époque sur le fait qu’il avait pour vocation de soutenir la cloison qui isolait le chœur du reste de l’édifice, car il était en relation avec les premiers niveaux de sol qui ont recouvert le toit de la citerne afin de mettre en place le chœur de l’église.

 

Au premier plan, vue du mur nord-sud le plus ancien, surmonté du muret plus fin qui soutenait l’iconostase et marquait la séparation entre le chœur de l’église et le reste du monument. Au second plan se trouve la citerne sur laquelle le chœur de l’église fut installé. Vue prise en direction du sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Au premier plan, vue du mur nord-sud le plus ancien, surmonté du muret plus fin
qui soutenait l’iconostase et marquait la séparation entre le chœur de l’église
et le reste du monument. Au second plan se trouve la citerne sur laquelle le chœur
de l’église fut installé. Vue prise en direction du sud-est en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Enfin, dans un dernier état d’aménagement des lieux, une gorge de briques cuites fut installée sur le sommet de ce muret. Enduite de plâtre, elle permettait de maintenir en élévation l’iconostase, dont les restes de bois décomposé ont été retrouvés sur la totalité de sa surface.

 

Vue de la gorge dans laquelle était insérée l’iconostase en bois isolant le chœur du reste de l’église, prise vers le nord en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de la gorge dans laquelle était insérée l’iconostase en bois isolant le chœur du reste
de l’église, prise vers le nord en octobre 2018 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Les abords sud-ouest de l’église ont par ailleurs fait l’objet d’un vaste sondage afin de parvenir à une analyse aboutie de l’histoire de son mur sud et pour observer les relations qui liaient l’édifice religieux au tissu urbain qui l’environnait dans ce secteur. C’est ainsi qu’ont été mis au jour les deux murs parallèles que nous évoquions plus haut et dont la construction tardive entraîna l’obturation de la porte sud de l’église dans les derniers temps de son histoire.

Les recherches dans ce secteur ont surtout permis la découverte d’une structure imposante édifiée antérieurement à l’église. Son mur nord ainsi qu’une partie de son mur oriental, qui retournait vers le sud, ont été dégagés. Lorsque l’église fut édifiée, son mur sud fut bâti sur une partie du mur nord de cette structure et sa niche ouest plaquée contre le retour vers le sud de l’ancien ensemble. Alors que les murs des bâtiments médiévaux identifiés sur l’intégralité du site de Dibgou étaient formés de deux façades de briques cuites reliées par un bourrage de fragments de briques et de terre, la construction dégagée ici était intégralement maçonnée en briques cuites bien appareillées et enduite sur ses deux faces. Ces caractéristiques architecturales mettent en évidence le soin apporté à l’édification de cet ensemble, qui devait tenir un rôle notable dans la vie de ce quartier central de l’ancienne ville de Dibgou.

Ce vaste ensemble ne possédait ni mur de refend ni piliers ou colonnes destinés à soutenir une éventuelle couverture. L’espace qu’il définissait était pavé d’un dallage en briques cuites disposées en chevrons dont le raffinement confirme les qualités particulières des lieux. Il s’agissait manifestement d’une vaste cour aménagée avant l’édification de l’église et qui s’étendait bien au-delà des limites de notre fouille tant au sud qu’à l’ouest. La vocation de la structure demeure inconnue et seule l’extension des recherches plus au sud et à l’ouest pourrait permettre d’en apprendre davantage à son sujet.

 

Vue de la cour pavée d’un dallage de briques cuites disposées en chevrons et de l’épais mur qui l’entourait prise vers l’est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue de la cour pavée d’un dallage de briques cuites disposées en chevrons
et de l’épais mur qui l’entourait prise vers l’est en septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Enfin, lors de la réalisation d’un sondage au nord-ouest de l’église, dont l’objectif initial était de clarifier la relation chronologique du bâtiment avec sa tour d’escalier, un espace de latrines a été mis au jour. Installé contre la limite ouest de notre sondage, il n’a pu être rattaché à sa structure d’origine. Sa position stratigraphique semble tout de même indiquer qu’il était postérieur à l’implantation de l’église. Il s’agit de la quatrième installation de ce type repérée dans les vestiges de la ville médiévale. L’aménagement de lieux d’hygiène à Dibgou semble être chose courante puisque presque tous les bâtiments d’époque médiévale mis au jour jusqu’à présent possédaient un espace de toilette.

La pièce découverte était dallée de calcaire et bordée par trois banquettes de briques cuites. L’accès s’y faisait par une porte aménagée dans son mur nord et ouvrant sur un couloir d’orientation est-ouest. Sur la banquette nord, face à l’embrasure de la porte, se trouvait encore une marmite ayant autrefois été réutilisée pour servir aux ablutions diverses réalisées en ces lieux. Un autre fragment de poterie destiné au même usage fut retrouvé sur le sol de la pièce. Contre la paroi ouest de la pièce, étaient disposées deux épaisses pierres en calcaire sur lesquelles l’utilisateur pouvait s’installer, séparées par un espace vide menant à un conduit par lequel étaient évacuées les eaux usées. Dans le mur ouest de la pièce était aménagée une ouverture permettant le passage de ce conduit vers la fosse septique, qui devait se situer plus à l’ouest en contrebas.

 

Salle de toilette mise au jour à l’ouest de l’église de Dibgou. Vue prise vers l’ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Salle de toilette mise au jour à l’ouest de l’église de Dibgou.
Vue prise vers l’ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

En dehors de Dibgou, aucune information précise n’est connue sur les lieux d’hygiène en Egypte à l’époque médiévale. La découverte de ces latrines met donc encore une fois l’accent sur le caractère exceptionnel de la réserve archéologique que constitue Dibgou. Alors que la majorité des villes de l’Egypte médiévale ne sont connues qu’à travers la littérature, leurs bâtiments ayant été détruits, plusieurs hectares d’une cité médiévale sont ici conservés. Une étude approfondie et sur le long terme des vestiges de Dibgou serait d’un apport essentiel pour la compréhension de l’histoire médiévale de l’Egypte, de la constitution de ses villes et de leur fonctionnement au quotidien.

 

Vue générale de l’église mise au jour au cœur de la ville médiévale de Dibgou prise en direction de l’ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Vue générale de l’église mise au jour au cœur de la ville médiévale de Dibgou
prise en direction de l’ouest en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

La Mission Archéologique de Tell Dibgou a atteint les objectifs qu’elle s’était fixés en s’engageant dans cette aventure et son programme de fouille s’achève ainsi. Le site de Dibgou, qui n’avait jamais été fouillé auparavant, possède maintenant une existence archéologique. Que toute notre équipe en soit chaleureusement remerciée.

 

Equipe de la Mission Archéologique de Tell Dibgou. Septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Equipe de la Mission Archéologique de Tell Dibgou. Septembre 2019
(© MATD / Christelle Desbordes)

 

Chacun sait désormais que le site contient les ruines de l’ancienne cité de Dibgou, nommée Dabiq dans la littérature médiévale, et les doutes émis sur la majorité des cartes géographiques quant à l’emplacement de cet ancien centre de production textile ne sont donc plus permis.

La richesse de ses vestiges, leur état de conservation remarquable et leur importance historique ont enfin été mis en évidence. Notre équipe, par touches successives, a fait resurgir certains quartiers d’habitation de la cité, révélant ainsi par l’observation de l’architecture de leurs lieux de vie et de leur mobilier le raffinement des habitants de la cité, par la présence de citernes à eau les contraintes de leur mode de vie, par l’emplacement central de leur église l’importance de leur religion. Ces découvertes exceptionnelles ne pourront dans l’avenir qu’insuffler l’envie aux archéologues de poursuivre les recherches au cœur de ce joyau de l’époque médiévale.

 

Travail en cours dans l’église mise au jour au centre de la ville médiévale de Dibgou. Vue prise vers le sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Travail en cours dans l’église mise au jour au centre de la ville médiévale de Dibgou.
Vue prise vers le sud-est en septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Nos recherches ont également redonné vie à la cité pharaonique de Dibgou, dont l’existence demeurait jusqu’alors inconnue. Un long chemin doit encore être parcouru pour connaître tout de cette ville antique, dont les origines remontent à la Troisième Période Intermédiaire et qui connut un développement important à l’époque gréco-romaine. Certes, son nom reste encore un mystère, mais nos recherches ont permis d’en établir les contours, d’en délimiter certains quartiers d’habitation et d’identifier l’emplacement de l’enceinte qui clôturait son temple. Plus de 200 blocs en calcaire provenant de la maçonnerie de ce temple ont été mis au jour, certains portant encore leur décor comme ils brandiraient le témoignage de leur gloire passée. D’après les données obtenues cette année, il semble que ce temple, probablement édifié à l’époque gréco-romaine, le fut avec des blocs de calcaire provenant d’anciens monuments de cités voisines, comme Pi-Ramsès ou Tanis, et acheminés par voie d’eau à Dibgou. La pierre étant rare dans cette région d’Egypte, ces opérations de remploi constituaient la manière la plus courante de se procurer ce matériau précieux destiné aux dieux. Grâce à la mise en évidence du tracé de l’un des segments de son enceinte et des lieux de concentration des blocs de calcaire qui composaient sa maçonnerie, la zone de recherche de l’emplacement de ce temple se resserre. Et même si le travail pour parvenir à sa découverte reste gigantesque, ses vestiges dormant actuellement à près de neuf mètres sous la surface du sol, l’impulsion est donnée pour que se poursuive la recherche de ce temple jusqu’alors oublié.

 

Equipe au travail au cœur des vestiges de l’ancienne cité de Dibgou. Septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)
Equipe au travail au cœur des vestiges de l’ancienne cité de Dibgou.
Septembre 2019 (© MATD / Christelle Desbordes)

 

Dans les prochains mois, notre équipe va se concentrer sur la publication des découvertes réalisées sur le site de Dibgou depuis 2014. Le travail est long et exigeant mais nécessaire à la diffusion des connaissances désormais acquises sur l’ancienne cité pharaonique et médiévale. A l’issue de ces opérations, un nouveau programme de recherche pourra être envisagé afin de poursuivre la mise en lumière de la cité millénaire de Dibgou.

 

Projet de financement participatif « Dibgou l’Egyptienne 2019 » - Liste des contributeurs

 

Les activités de la MATD sont financées par la Société Française des Fouilles de Tanis (SFFT) et l’ensemble de ses adhérents. En 2019, grâce à la mise en place du projet de financement participatif « Dibgou l’Egyptienne 2019 » sur le site internet de Ulule, 120 personnes, associations et entreprises se sont jointes aux membres de la SFFT pour permettre le financement de notre campagne de fouille annuelle sur le tell Dibgou. Nous remercions chaleureusement l’ensemble des adhérents de la SFFT et des participants au projet « Dibgou l’Egyptienne 2019 », grâce à qui nous avons pu mener à bien le programme de cette saison 2019.

Voici la liste par ordre alphabétique des contributeurs au projet développé chez Ulule et qui ont accepté que leur nom soit cité :

 

Association Egyptologique de Gironde

Matthieu Guerner

Association d’Egyptologie Périgourdine Kemet

Sylvie Guichard

Cave à Part

Yan Guiose

Lions Club Le Mans Horizon

Agnès Guyon Langlais

SARL Diard-Humez Assurances

Josiane et Alain Hatier

SARL La Nouvelle Pharmacie (Le Mans)

Bernadette Henner

Guillaume Alric

Nelly Heuzé

Agnès et Xavier Amiot

Isabelle Isnard

Christophe Annat

Jean-Marc Israël

Vincent Arpin

Jérôme Jehel

Marie Baratin

Michel et Nicole Journau

Jean-François et Nicole Baratin

Liliane Kerisit

André Baudrit

Michèle Lacave

Michèle Baumann

Bernard Lalanne

Jérôme Beaucour

Christian Lalière

Marion Berthe

Dominique Lamballais

Christian et Maïté Bobot

Claude Landré

Yvonne et André Bonnamy

Anne-Marie Le Capitaine

Thierry Bossée-Pilon

Christian Lebrument

Anne-Marie Boulc’h

Oriane Lefèvre

Serge Bresque

Christine Lefèvre

Michel et Françoise Brissaud

Elisabeth Lezé-Olivier

Pierre et Susan Brissaud

Philippe Lobstein

Charles et Josépha Brun

Arlette Loric

Audrey Brun

Béatrice Magdinier

Sylvain Cabaj

Pascal Mary

Christine Cardin

Aurélie Mayer

Nicolas Chabrières

Jean-Claude Meynet

Jacques Chantereau

Janie Migayron

Michel Charpentier

Elisabeth et Bernard Müller

Maryvonne Chartier-Raymond

Lise Nivet

Pierre Chartrain

Bénédicte Onillon

Eva Chateau

Daniel Pandolfi

Janie Chun Hung Kee

Monique Pigé

Michèle Collot-Donchery

Jacqueline et André Porcher

Sophie Combes

François Reboul

Galicia Conqua

Olivier Renault

Nadine et Eduardo Constantino

Christine Rivière-Erké

Marcel Correia

Bruno Robert

Flora Couhault

Gisèle et Pierre Roncin

Monique Courdier

Jean Rougemont

Dominique Couson

Marinette Rougier

Marie-Claire Coustenoble

Cathy Roumy

Jean-Jacques Crappier

David Rousière

Luc Daugy

Dominique Roussel

Elizabeth Decaudin

Aurélie Sanchez

Mireille et Claude Desbordes

Ferney Santini

Michel Dewachter

Christian Sanvoisin

Martine Dupont

Martine Selva

Catherine Duthoit

Michèle et Jean-Louis Stehlé

Marie-Claude et Amilcar Figueiredo

Pierre et Christine Tardat

Michèle Galinand

Frédéric Troquet

Michèle et Claude Gillet

Colette Viart-Imbault

Sylvie Giovannetti

Armand Vinçotte

Luc Glaud

Fabio Zampieri

Noëlie et Armand Goupil

Laurent Zarza

François et Yvonne Gourdon

Michel Zelvelder

Bernard Guericolas